FORMATION – CERFI https://cerfi.bf/cerfi Un espace de spiritualité et de prospérité Wed, 17 Jul 2024 15:39:08 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.5.8 https://cerfi.bf/cerfi/wp-content/uploads/2019/03/Logo-CERFI-Site-Web-66x66.png FORMATION – CERFI https://cerfi.bf/cerfi 32 32 CAMPEX : Formation certifiante en suivi évaluation redévabilité et apprentissage des projets et programmes de development https://cerfi.bf/cerfi/2024/07/17/campex-formation-certifiante-en-suivi-evaluation-redevabilite-et-apprentissage-des-projets-et-programmes-de-development/ https://cerfi.bf/cerfi/2024/07/17/campex-formation-certifiante-en-suivi-evaluation-redevabilite-et-apprentissage-des-projets-et-programmes-de-development/#respond Wed, 17 Jul 2024 15:39:08 +0000 https://cerfi.bf/cerfi/?p=2490
LES EXPERTS DE DEMAIN SE FORMENT AUJOURD’HUI
Le CAMPEx vous ouvre ses portes à travers une <<Formation certifiante en suivi évaluation redévabilité et apprentissage des projets et programmes de development>>.
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CERFI : Les formateurs de l’EFAS formés https://cerfi.bf/cerfi/2023/12/26/cerfi-les-formateurs-de-lefas-formes/ https://cerfi.bf/cerfi/2023/12/26/cerfi-les-formateurs-de-lefas-formes/#respond Tue, 26 Dec 2023 14:01:36 +0000 https://cerfi.bf/cerfi/?p=2237 Le CERFI a organisé les 23 et 24 décembre 2023 à Ouagadougou, une formation des formateurs de l’École de Formation des Animateurs de Section (EFAS). 24 participants venant de 11 Coordinations Régionales du CERFI ont pris part à cette session qui constitue la 2e après celle tenue en mai 2023. Elle avait pour objectif de faciliter la compréhension des cours du Stage de perfectionnement des animateurs de section (SPAS). La formation a consisté en des échanges autour des contenus des thèmes de ce SPAS. Les participants repartent ainsi outillés pour dispenser des formations aux différents Animateurs des Sections du CERFI.

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Rentrée scolaire 2023-2024 https://cerfi.bf/cerfi/2023/10/24/rentree-scolaire-2023-2024/ https://cerfi.bf/cerfi/2023/10/24/rentree-scolaire-2023-2024/#respond Tue, 24 Oct 2023 16:02:49 +0000 https://cerfi.bf/cerfi/?p=2143
Le Président rend visite à l’école primaire de la Section CERFI de Saaba

Le CERFI s’est engagé depuis quelques années dans la réalisation de projets d’intérêt communautaire et national. Dans cette dynamique, il a son actif, un certain nombre d’établissements scolaires dans plusieurs régions du Burkina Faso, où en plus de l’enseignement classique, sont enseignées les valeurs et sciences islamiques.

A la faveur de la rentrée scolaire, le Président du CERFI, el hadj Hamidou YAMEOGO, a rendu visite à l’école primaire de la section CERFI de Saaba, ce mardi 24 octobre 2023. Située au cœur de la belle cité SONATUR de Saaba, l’école primaire du CERFI-Saaba  qui a ouvert ses portes  l’an passé, est la première expérience du CERFI en matière d’enseignement primaire. L’établissement compte deux classes (CP1 & CP2) qui vont progressivement être complétées par les classes restantes, au fur et à mesure de la progression de la première cohorte. Le Président était accompagné du Coordonnateur Régional du CERFI du Centre (el hadj Rasmané SIMPORE) et des responsables de la Section Communale du CERFI de Saaba. La délégation a été agréablement surprise par l’organisation mise en place par l’administration et la bonne ambiance qui facilite la transmission du savoir aux tout-petits. Le Président a félicité et encouragé l’administration et tous les enseignants qui y travaillent. Il les a prodigués des conseils pour une bonne conduite de l’année scolaire. Il a également remercié les parents d’élèves pour leur engagement aux côtés du CERFI en vue d’atteindre de très bons résultats en fin d’année.

Il est à signaler qu’une expérience similaire a été lancée cette rentrée 2023-2024 au niveau de la Section Communale du CERFI de Tanghin Dassouri.

Le CERFI qui se veut un espace de spiritualité et de prospérité, attend vos contributions diverses, pour  relever les défis de l’éducation qui se posent à notre pays.

 

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CPEM : Séminaire national des personnels enseignants musulmans https://cerfi.bf/cerfi/2023/07/31/cpem-seminaire-national-des-personnels-enseignants-musulmans/ https://cerfi.bf/cerfi/2023/07/31/cpem-seminaire-national-des-personnels-enseignants-musulmans/#respond Mon, 31 Jul 2023 19:19:48 +0000 https://cerfi.bf/cerfi/?p=2102
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https://cerfi.bf/cerfi/2023/01/02/2043/ https://cerfi.bf/cerfi/2023/01/02/2043/#respond Mon, 02 Jan 2023 07:50:19 +0000 http://cerfi.bf/cerfi/?p=2043 Islam et entreprenariat féminin : les conditions pour réussir

La femme contribue pour beaucoup au développement socioéconomique de nos sociétés. Cela se fait à travers l’entretien de la famille, l’éducation des enfants et la participation à la vie économique. En islam, l’entreprenariat de la femme est entouré de plusieurs conditions afin de contribuer à l’épanouissement des familles et de la société tout en les protégeant de certaines dérives.

 

L’islam a honoré et valorisé la femme et lui a accordée une place de choix dans la société islamique. Cependant, pour ce qui concerne le travail de la femme en Islam, il faut rappeler que le droit islamique n’oblige pas la femme à travailler pour subvenir à ses besoins. Cette obligation incombe à l’homme qui se doit d’entretenir et nourrir sa famille. Le rôle de la femme est de rester à la maison pour prendre soin de sa famille. Elle ne doit la quitter qu’en cas de besoin. C’est dans ce sens qu’Allah Le Très-haut dit en s’adressant aux femmes (Coran, S33 : V33) : « Restez au foyer ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’islam ». Ainsi, l’entreprenariat de la femme doit pouvoir se justifier par le besoin réel de travailler pour subvenir à sa subsistance. Dans le respect des principes islamiques, l’entrepreneuriat féminin est un moyen d’autonomisation économique et d’amélioration des conditions de vie de la femme car il permet l’auto-emploi et la création d’emplois par les femmes, l’accès aux revenus, aux ressources et aux opportunités, l’indépendance financière, l’augmentation de la contribution de la femme au bien-être familial.

Les domaines dans lesquels la femme musulmane peut exercer sont entre autres, les sous-secteur agro-pastoral, artisanal, le commerce et prestations de services. L’autre question principale est le financement des activités. En plus des fonds nationaux, il existe des initiatives privées qui peuvent financer les projets. De plus en plus, on constate l’émergence de la finance islamique qui constitue la voie par excellence de financement des projets.

 

Respect des principes islamiques, courage et détermination pour réussir…

 

Les conditions qui entourent l’entreprenariat de la femme sont entre autres, travailler dans un environnement exclusivement féminin où la femme ne risque pas de se frotter à des hommes qui lui sont étrangers, respecter le port de la tenue musulmane pendant le travail, ne pas sacrifier un devoir plus important comme la supervision de son foyer et la prise en charge des affaires de son mari et de ses enfants. Réussir dans le domaine de l’entreprenariat exige beaucoup d’efforts de la part de la femme qui s’y engage, parce qu’au-delà de ces activités, elle doit rester mère et épouse, parce qu’en définitive, ce qui est rechercher c’est l’épanouissement de la famille. Nombre de femmes qui se sont lancées dans l’entreprenariat et qui ont délégué leurs activités familiales se sont rendues compte qu’elles ont rendu service ni à elle ni à leurs familles. Mais il existe aussi des femmes qui ont brillamment réussi à concilier leurs activités commerciales et leur vie de mère et d’épouse. Pour celles qui veulent s’engager dans l’entreprenariat, il est important de prendre l’exemple de ces dernières. Dans l’histoire de l’islam, il existe des femmes modèles pour nous. Nous avons l’exemple de notre mère Khadîdja (Que Dieu soit satisfait d’elle, première épouse de notre bien aimé prophète Mohammad (Paix et salut sur lui).  Elle a été une grande opératrice économique de son temps. Il convient également pour celles qui s’engagent, de maintenir et de développer les activités spirituelles pour demeurer sous la protection d’Allah. C’est dire que pour réussir dans l’entreprenariat, il faut absolument du courage, de la détermination et que l’on garde à l’esprit que cet engagement a pour objectif de contribuer à l’amélioration de notre condition de vie de femme, de contribuer à l’épanouissement de nos familles dans le but de mieux adorer Allah. D’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Chacun d’entre vous est un berger et chacun d’entre vous sera interrogé concernant son troupeau. Le dirigeant est un berger, l’homme est un berger pour les gens de sa maison, la femme est une bergère pour la maison de son époux et pour ses enfants. Ainsi chacun d’entre vous est un berger et chacun d’entre vous sera interrogé concernant son troupeau ».

 

 

Cellule Féminine Nationale du CERFI

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COMPRENDRE L’ISLAM : L’effort est le support de nos invocations https://cerfi.bf/cerfi/2022/08/10/comprendre-lislam-leffort-est-le-support-de-nos-invocations/ https://cerfi.bf/cerfi/2022/08/10/comprendre-lislam-leffort-est-le-support-de-nos-invocations/#respond Wed, 10 Aug 2022 10:00:45 +0000 http://cerfi.bf/cerfi/?p=2028
Toutes les louanges sont à Allah Seigneur des mondes ! Très souvent, notre effort est nécessaire afin qu’Allah réalise notre invocation. Il ne suffit pas de supplier Allah pour une chose alors que nous ne faisons pas d’effort pour obtenir ce que nous invoquons. Cet effort peut être spirituel, matériel, physique ou intellectuel. Il nous faut souvent bouger, réagir, réfléchir pour apporter notre contribution à la réalisation de nos rêves. Les histoires des prophètes nous enseignent que dans certaines situations, Allah a demandé la contribution des prophètes en termes d’effort avant d’exaucer leurs invocations. Le noble Coran nous dit ceci : « Et [rappelez-vous], quand Moïse demanda de l’eau pour désaltérer son peuple, c’est alors que Nous dîmes : “Frappe le rocher avec ton bâton.” Et tout d’un coup, douze sources en jaillirent, et certes, chaque tribu sut où s’abreuver ! »S2V60. Allah pouvait faire jaillir l’eau sans que Moûssa (AS) ne frappe le rocher, mais Il a voulu que Moûssa fasse un effort avant qu’Il n’accepte sa demande. De même, lorsque Moûssa (AS) et ses disciples furent au bord de la mer quand ils étaient pourchassés par Pharaon, Allah dit : « Alors Nous révélâmes à Moïse : “Frappe la mer de ton bâton ”. Elle se fendit alors, et chaque versant fut comme une énorme montagne. »S26V63. Allah pouvait fendre la mer sans que Moûssa (AS) ne la frappe avec son bâton, mais Il a voulu que Moûssa fasse un effort pour contribuer à sa réussite.
Dans certaines situations, si nous refusons de fournir le peu d’effort qu’Allah nous demande, nous risquons de subir la sanction divine. Lorsque les enfants d’Israël réussirent à traverser la mer, ils arrivèrent à la frontière de la Palestine, et Moûssa leur dit : « ô mon peuple ! Entrez dans la terre sainte qu’Allah vous a prescrite. Et ne revenez point sur vos pas [en refusant de combattre] car vous retourneriez perdants. Ils dirent : “ô Moïse, il y a là un peuple de géants. Jamais nous n’y entrerons jusqu’à ce qu’ils en sortent. S’ils en sortent, alors nous y entrerons”. Deux hommes d’entre ceux qui craignaient Allah et qui étaient comblés par Lui de bienfaits dirent : “Entrez chez eux par la porte ; puis quand vous y serez entrés, vous serez sans doute les dominants. Et c’est en Allah qu’il faut avoir confiance, si vous êtes croyants”. Ils dirent : “Moïse ! Nous n’y entrerons jamais, aussi longtemps qu’ils y seront. Va donc, toi et ton Seigneur, et combattez tous deux. Nous restons là où nous sommes”. Il dit : “Seigneur ! Je n’ai de pouvoir, vraiment, que sur moi-même et sur mon frère : sépare-nous donc de ce peuple pervers”. Il (Allah) dit : “Eh bien, ce pays leur sera interdit pendant quarante ans, durant lesquels ils erreront sur la terre. Ne te tourmente donc pas pour ce peuple pervers”. »S5V21-26. Allah a sanctionné les enfants d’Israël parce qu’ils ont refusé de faire l’effort pour qu’Allah les aide à combattre les gens qui occupaient la Palestine. Ainsi, ils ont passé quarante ans dans la nature sans pouvoir entrer en Palestine, alors qu’il leur suffisait un peu d’effort pour pouvoir y rentrer dès leur arrivée. Cette histoire doit inspirer les musulmans d’aujourd’hui qui souvent sont réduits au silence ou qui hésitent à faire certaines choses par peur des ennemis de l’Islam. Il nous faut commencer la lutte et Allah nous aidera contre nos ennemis et nous aurons la victoire quelle qu’en soit leur force. Notre silence, notre peur et notre inaction face à la force impressionnante de nos ennemis peuvent nous coûter la sanction divine comme celle des enfants d’Israël.
Toujours dans le même cadre, lorsqu’Allah décida de châtier le peuple du Prophète Noé (AS), le Coran nous dit : « Et il fut révélé à Noé : “De ton peuple, il n’y aura plus de croyants que ceux qui ont déjà cru. Ne t’afflige pas de ce qu’ils faisaient. Et construis l’arche sous Nos yeux et d’après Notre révélation. Et ne M’interpelle plus au sujet des injustes, car ils vont être noyés”. »S11V36-37. Allah pouvait sauver Noé et ses disciples sans passer par l’arche, mais Il a voulu qu’il fasse un effort pour être sauvé de la noyade en construisant l’arche. Aussi, avant qu’Allah ne donne une connaissance approfondie du Coran au Prophète (saw), Il lui a demandé de fournir un effort en ces termes : « Lève-toi [pour prier], toute la nuit, excepté une petite partie ; Sa moitié, ou un peu moins ; ou un peu plus. Et récite le Coran, lentement et clairement. Nous allons te révéler des paroles lourdes (très importantes). »S73V2-5. L’effort qu’il devait fournir pour avoir la connaissance parfaite du Coran, c’est de prier de longues heures pendant la nuit en récitant le Coran. Pour terminer, nous verrons pourquoi Allah a accordé à Marie (RA) un fils miraculeux (Jésus). Allah dit : « Mentionne, dans le Livre (le Coran), Marie, quand elle se retira de sa famille en un lieu vers l’Orient. »S19V16. Il dit encore : « Et celle [la vierge Marie] qui avait préservé sa chasteté ! Nous insufflâmes en elle un souffle (de vie) venant de Nous et fîmes d’elle ainsi que de son fils, un signe [miracle] pour l’univers. »S21V91. Nous voyons à travers ces versets que Marie (RA) fournissait un effort spirituel avant qu’Allah ne lui accorde ce fils béni. Elle gardait sa chasteté et elle s’isolait parfois loin des regards pour adorer son Seigneur avec ferveur dans la soumission, la crainte, l’espoir et l’humilité. C’est à ce prix qu’Allah lui a gratifiée d’un fils prophète et miraculeux.
Il nous appartient donc de fournir un effort dans le sens de ce que nous demandons à Allah. Il ne suffit pas de faire des invocations pour obtenir quelque chose alors que nous ne faisons rien pour arriver à notre but. Allah attend souvent notre contribution pour nous apporter Son assistance et Sa miséricorde. L’effort est donc le support de nos invocations.
Par Souleymane OUEDRAOGO : écrivain, Secrétaire adjoint aux affaires théologiques et culturelles du bureau provincial CERFI Yatenga
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COMPRENDRE L’ISLAM : L’éthique de la divergence https://cerfi.bf/cerfi/2022/08/03/comprendre-lislam-lethique-de-la-divergence/ https://cerfi.bf/cerfi/2022/08/03/comprendre-lislam-lethique-de-la-divergence/#respond Wed, 03 Aug 2022 10:00:47 +0000 http://cerfi.bf/cerfi/?p=2026
Toutes les louanges sont à Allah !
1) La divergence au temps du Prophète (saw)
Un hadith rapporté par Al Bukhârî nous montrent que la divergence existait et surtout qu’elle a été admise par le Prophète (saw) lui-même : Lors de l’expédition des Bani Qourayda, le Prophète (saw) clama : « Que personne ne prie al `asr avant d’avoir atteint le territoire des Bani Qourayda ! ». Les musulmans prirent la route et, à l’heure de la prière de al `asr, certains dirent : « Nous prierons à notre arrivée chez les Bani Qourayda ». D’autres dirent « Nous prions tout de suite, il ne nous a pas été demandé d’ajourner la prière » car ils avaient compris que le Prophète (saw) voulait qu’ils se dépêchent. Quand le Prophète (saw) fût mis au courant de leurs agissements, il ne réprimanda personne. En sachant que lorsque le Prophète (saw) se tait sur un acte, cela vaut son approbation, on peut en conclure que le Prophète (saw) a admis la divergence sur un point secondaire (un point qui ne touche pas au dogme).
On rapporte également que le Prophète (saw) envoya Omar Ibn Al Khattab et Ammar ibn Yassir à l’extérieur de la ville pour y régler une affaire. Tous deux étaient en état d’impureté majeure (janaba). Arrivée l’heure de la prière, la question se posa pour ces deux compagnons parmi les plus proches de l’Envoyé de Dieu: Doit-on prier? Comment effectuer les ablutions majeures (al ghusl) sans eau? Ammar ibn Yassir se roula donc tout entier dans la terre pour se purifier avec du sable tandis que Omar ibn Al Khattab choisit de ne pas prier. Ils eurent donc recours à une réflexion personnelle en l’absence de sources précises. Ces deux réflexions scientifiques donnèrent lieu à deux jugements très différents. Une fois en compagnie du Prophète (saw), celui-ci ne désapprouva ni l’un ni l’autre mais usa de pédagogie en leur apprenant plutôt les rites des ablutions séchés (at tayamum). L’imam Al Bukhâri rapporte dans son Sahih, qu’un homme questionna Abou Moussa sur un cas d’héritage. Ne trouvant pas de hadith se rapportant à ce cas, il usa de son propre raisonnement (ijtihad) pour donner une réponse adéquate. Par mesure de précaution, il demanda à l’homme d’aller poser la question à Ibn Mas’oud en ajoutant: “Il confirmera certes ce que j’ai dit”. Bien au contraire Ibn Mas’ûd se prononça à l’inverse du premier jugement en disant: “Si j’approuvais son avis, je serais égaré et ne serais pas de ceux qui sont bien guidés! Je rendrai à ce sujet le jugement d’après ce que le Prophète (saw) a rendu comme jugement.” Prenant connaissance de la réponse de Ibn Mas’oud, Abou Moussa dit: “Ne me posez plus de question tant que cet érudit sera parmi nous!”. La parole de notre Bien Aimé (saw) « Le musulman n’hérite pas du mécréant, et le mécréant n’hérite pas du musulman » (rapporté par Al Bukhâri et Muslim) a été comprise de différentes façon malgré l’apparente clarté du propos. Ainsi la majorité des compagnons ont compris que le musulman n’hérite pas du non musulman mais d’autres, tels que Mu‘âd ibn Jabal ou Mu’awiya l’ont autorisé, ayant compris le mot « mécréant » dans le sens ennemi de l’Islam, combattant de la religion. Le grand imam Badr Ad-Din Az-Zarkashi (décédé en 794) a, lui, écrit un ouvrage « Al Ijaba Li irada ma stadrakaou Aïsha ‘ala asahaba » dans lequel il compile les nombreux désaccords qu’a eu Aïsha avec les compagnons du Prophète (saw).
2) L’éthique du désaccord
Si les compagnons divergeaient dans leurs compréhensions et applications des textes, il n’en demeurait pas moins entre eux un fondement essentiel : le respect de leurs divergences. Ibn Al Qayyim rapporte que Omar ibn Al Khattab et Ibn Mas’oud ont divergé sur plus de cent sujets! Malgré cela, lorsqu’Omar le voyait s’approcher, il disait de lui: “Voici une citadelle remplie de sagesse et de savoir”. L’amour qui régnait entre les compagnons ne trouvait pas d’obstacles fusse-t-il un désaccord scientifique. Jamais la divergence n’a laissé place à la dissension. L’acceptation de l’avis de l’autre, bien qu’il soit en contradiction avec sa propre conviction, avec éthique, bon comportement et sagesse était la règle. Un désaccord sur une question n’a jamais été pour eux un motif de tension ou pire de ruptures. Aucun des nobles compagnons n’a essayé d’imposer son avis, par la force physique ou par une parole déplacée. Le comportement adopté était celui de l’humilité, du respect, de la fraternité. Ces valeurs, cette éthique, étaient placés au-dessus de tout ce qui pouvait les désunir. On ne trouvait pas chez eux une lutte d’ego; le savoir n’était pour aucun d’eux un moyen de briller, d’écraser l’autre, de se sentir supérieur. Les compagnons étaient tous animés d’une quête de la vérité, d’une sincérité et d’une volonté de se conformer au plus près des ordres de leur Seigneur et pour ultime but la recherche de Sa satisfaction.
L’attitude exemplaire des compagnons du Prophète (saw) face à la divergence, doit nous amener à reconsidérer notre comportement dans notre approche quotidienne de cette problématique. De par leurs attitudes dans ces cas de figure, naît un code de conduite, une charte éthique que le musulman de tout temps, de tout lieu, de toute époque se doit de respecter. Tout d’abord, il apparaît impératif de savoir accepter le fait que la divergence est une richesse, et de comprendre que sur une question juridique donnée, deux points de vue peuvent être islamiquement recevables. La compréhension par les compagnons de la divergence nous pousse à développer un esprit critique, à la recherche scientifique, au dynamisme intellectuel. Et elle ne consiste surtout pas à dicter son avis ou sa vision; et encore moins d’excommunier ses coreligionnaires sous prétexte d’opinions discordantes. Elle a également pour résultante la facilité et la souplesse, permettant ainsi une spiritualité des plus épanouie.
Conclusion
Nous pouvons donc avoir des points de vue différents sur des questions secondaires, mais l’essentiel est que nous partagions les mêmes principes fondamentaux et que nous adoptions l’avis de la majorité. Aujourd’hui, des mouvances islamiques très différentes existent : les traditionalistes, les soufis, les adeptes d’une école juridique et les adeptes de l’ijtihâd qui ne se reconnaissent pas dans les écoles juridiques. Les relations entre ces différents groupes sont souvent tendues et cela est dû au fait qu’ils n’acceptent pas un autre point de vue que le leur sur les questions secondaires (les questions qui ne touchent pas le dogme).
Le meilleur comportement à adopter serait de se concentrer sur l’unité qui existe entre ces différents groupes en ce qui concerne les principes fondamentaux. Cela contribuerait à un rapprochement entre ces différentes idéologies en mettant l’accent sur le fondamental qui est, par définition, plus important que les points secondaires.
Cette unification entre les pensées existantes est possible si l’on respecte deux points essentiels
− Demeurer dans l’Islam du juste milieu et combattre clairement les deux extrêmes qui sont l’exagération et la négligence.
− Respecter les divergences d’opinions à condition qu’elles ne dépassent pas les deux extrêmes qui délimitent l’Islam du juste milieu.
Par KABRE Abdel Aziz, Imam AEEMB-CERFI
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COMPRENDRE L’ISLAM : Nos devoirs vis-à-vis des animaux https://cerfi.bf/cerfi/2022/07/13/comprendre-lislam-nos-devoirs-vis-a-vis-des-animaux/ https://cerfi.bf/cerfi/2022/07/13/comprendre-lislam-nos-devoirs-vis-a-vis-des-animaux/#respond Wed, 13 Jul 2022 10:00:26 +0000 http://cerfi.bf/cerfi/?p=2020 Toutes les louanges sont à Allah. D’après l’islam, l’homme a le droit de tirer profit des ressources qui se trouvent sur terre. Cependant, il a aussi le devoir de tirer profit de ces ressources de façon modérée. Cette modération que doit observer l’homme, l’islam l’envisage par rapport également aux autres créatures qui partagent avec l’homme la vie sur la planète bleue, par rapport, aussi, aux ressources mêmes de cette planète.
Voici maintenant les principes que l’homme doit observer dans ses rapports avec les animaux.
1) Ne mettre fin à la vie d’un animal qu’en cas de nécessité (hâja) :
Dans un hadîth dont la chaîne de narration est faible, il est relaté ceci du Prophète (sur lui soit la paix) : »Celui qui tue un moineau ou un animal plus gros sans son droit devra rendre des comptes à Dieu le jour du jugement. – Et quel est son droit ? demanda-t-on. – C’est qu’il l’abatte et en consomme la chair, et non qu’il en coupe la tête et la jette » (rapporté par an-Nassâ’ï, n° 4349, 4445). Dans un autre hadîth à la chaîne également faible, il est relaté ceci du Prophète (sur lui soit la paix) : »Celui qui aura tué un moineau par futilité, (ce moineau) criera le jour de la résurrection vers Dieu, disant : « Seigneur, Untel m’a tué par futilité, il ne m’a pas tué pour une utilité » (rapporté par an-Nassâ’ï, n° 4446).
Le droit de mettre fin à la vie d’un animal est donc lié à la nécessité de se nourrir.
Il y a également, comme nécessité, le fait de sacrifier certains animaux tels que bovins, ovins, caprins et camélidés, lors de la fête de Tabaski (la chair en étant par la suite consommée par celui qui sacrifie l’animal ainsi que par les nécessiteux) ou lors de compensations (dam) à effectuer en cas d’erreurs lors du pèlerinage (la chair de l’animal étant alors distribuée aux nécessiteux exclusivement).
Le droit de mettre fin à la vie d’un animal est aussi lié à la nécessité de se protéger, ce qui justifie que l’on tue des animaux dangereux ou nuisibles. Le Prophète a ainsi dit : « Cinq animaux sont mauvais, et ils peuvent être tués hors du territoire sacré (al-haram) [autour de la Mecque] et à l’intérieur de ce territoire » ; le Prophète cita ensuite 5 animaux qui vivaient en Arabie, parmi lesquels le serpent, le rat, le chien enragé… (rapporté par Muslim, n° 1198). Certains savants en ont déduit la règle générale concernant la permission du tuer les animaux dangereux ou nuisibles, quels qu’ils soient (voir Sharh Muslim par an-Nawawi)
2) Mettre fin à la vie d’un animal en le faisant le moins souffrir possible :
Même lorsqu’il faut mettre fin à la vie d’un animal, le Prophète a demandé que cela soit fait sans le faire souffrir inutilement.
Il a ainsi interdit de tuer par le feu (rapporté par Abû Dâoûd, n° 2675).
Abdullâh Ibn Omar relate : « Le Prophète a ordonné de bien aiguiser les couteaux et que ceux-ci soient dissimulés des bêtes, et il a dit : « Lorsque l’un d’entre vous égorge, qu’il provoque rapidement la mort » » (Sahîh ut-targhîb wa-t-tarhib, n° 1076).
Ayant vu un jour quelqu’un qui avait immobilisé la bête puis aiguisait son couteau devant elle alors qu’elle le regardait, le Prophète lui fit ce reproche : « Tu veux donc la faire mourir plusieurs fois ? Pourquoi n’as-tu pas aiguisé ton couteau avant de l’allonger ? » (Ibid., n° 1075).
3) Ne pas abuser sur les animaux qu’on utilise ou qu’on côtoie :
Le Prophète a beaucoup insisté sur ce point. D’après l’islam, l’homme a certes le droit de tirer profit des ressources de la terre. Mais il a le devoir de le faire en bonne intelligence et avec humanité. C’est pourquoi organiser des combats entre animaux et se divertir de ce genre de spectacles est indigne d’un être humain. « Le Prophète a interdit d’organiser des combats entre animaux » (rapporté par at-Tirmidhî, n° 1708, Abû Dâoûd, n° 2562).
Le Prophète a également interdit de s’entraîner au tir en prenant comme cible un être vivant (rapporté par al-Bukhârî et Muslim).
Utiliser des animaux pour le transport et le trait d’accord, mais, sans abus. Le Prophète a dit ainsi : « Lorsque vous voyagez dans une contrée verdoyante, donnez à votre chameau la part qui lui revient de la terre. Et lorsque vous voyagez dans une contrée sèche, pressez-vous afin de préserver les capacités de votre monture » (rapporté par Muslim, n° 1926, at-Tirmidhî, n° 2858, Abû Dâoûd, n° 2569).
« Ne prenez pas le dos de vos montures comme des chaires. Dieu ne vous a assujetti ces montures que pour qu’elles vous transportent jusqu’à là où vous ne pourriez parvenir que difficilement. Il a fait pour vous la terre. Debout sur la terre réglez donc vos affaires » (rapporté par Abû Dâoûd, n° 2567).
De même, alors qu’une fois le Prophète s’était rendu dans un verger appartenant à un musulman, il y vit un chameau qui blatéra. Le Prophète s’approcha de lui et passa sa main sur sa bosse. Puis il fit venir le propriétaire du chameau et lui dit : « N’as-tu pas crainte de Dieu au sujet de ce chameau dont Il t’a rendu propriétaire ? Ce chameau se plaint de toi que tu le gardes affamé et lui donnes constamment du travail » (rapporté par Abû Dâoûd, n° 2549).
Le Prophète passa également devant un chameau extrêmement maigre. Il dit alors : « Craignez Dieu à propos de ces animaux muets. Montez-les de façon convenable et mangez-les de façon convenable » (rapporté par Abû Dâoûd, n° 2548).
Le Prophète raconta également comment une personne fut jetée par Dieu dans la punition de l’au-delà pour avoir fait volontairement mourir de faim une chatte : « Ni elle ne l’avait nourrie, ni elle ne l’avait libérée pour qu’elle se nourrisse elle-même » (rapporté par al-Bukhârî, n° 712, Muslim).
Il raconta par ailleurs qu’une autre personne, ayant donné à boire à un chien que la soif terrassait, obtint le pardon de Dieu pour ses péchés. « Serions-nous récompensés pour les animaux ? demandèrent alors au Prophète ses Compagnons. – Pour (le bien fait à) tout être vivant il y aura une récompense » répondit le Prophète (rapporté par al-Bukhârî et Muslim).
Des Compagnons du Prophète racontent même comment, pendant un voyage, le Prophète s’éloigna une fois du camp, et qu’eux découvrirent pendant ce temps un oiseau et ses deux petits. Ils prirent les petits en l’absence de la maman, et celle-ci vint peu après, battant des ailes. Le Prophète, revenu, vit cela et dit alors : « Qui a effrayé cette mère au sujet de ses petits ? Rendez-les lui ! » (rapporté par Abû Dâoûd, n° 2675).
Souleymane OUEDRAOGO : écrivain, Secrétaire adjoint aux affaires théologiques et culturelles du bureau provincial CERFI Yatenga
Inspiré d’un article de Cheikh Anas Lala
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COMPRENDRE L’ISLAM : L’essentiel du message coranique https://cerfi.bf/cerfi/2022/07/06/comprendre-lislam-lessentiel-du-message-coranique/ https://cerfi.bf/cerfi/2022/07/06/comprendre-lislam-lessentiel-du-message-coranique/#respond Wed, 06 Jul 2022 09:52:10 +0000 http://cerfi.bf/cerfi/?p=2018 Toutes les louanges sont à Allah. Le message essentiel du Coran peut être résumé en 4 points principaux :
A) L’Existence et l’Unicité de Dieu :
Dieu est Unique et existe de toute éternité. Il est au-dessus de l’imagination humaine, et « rien ne lui ressemble ». Il possède les attributs de perfection.
B) Les hommes :
Dieu a créé les hommes et en a fait des créatures douées de morale, de possibilité de choix et de responsabilité. Ayant pris avec eux un pacte selon lequel ils L’ont reconnu seul maître et seul être digne d’adoration, Il les fait vivre sur la Terre pour les mettre à l’épreuve et voir qui, en actes, s’avère fidèle au pacte primordial et qui oublie celui-ci et le néglige.
C) Les Messagers de Dieu aux hommes :
Dieu a envoyé des messagers (des prophètes) aux hommes : Noé, Abraham, Moïse, Jésus, Muhammad (qui n’est que le dernier messager). Si l’essentiel de ces différents messages est toujours resté le même, l’actualisation de certains principes a été différent d’un messager à l’autre, par rapport aux évolutions intellectuelles et sociales de l’humanité. Cependant, les musulmans croient aussi que les hommes n’ont pas pu préserver la pureté originelle de ces messages antérieurs au Coran … Les messages que Dieu leur a chargé de transmettre aux hommes ne sont rien d’autre que des rappels par rapport au pacte primordial. Ces messages rappellent aux hommes leurs devoirs vis-à-vis de leur Créateur, et leur exposent les modalités pratiques d’une vie en conformité avec Sa volonté (d’où « islam », soumission à Dieu).
D) Le jugement des hommes :
Les hommes meurent au moment que Dieu a, pour chacun d’eux, déterminé. Lors d’un jour dont la date est connue de Dieu seul, l’Univers sera détruit. Puis tous les hommes seront ressuscités pour être jugés par Dieu selon les actes qu’ils auront faits pendant leur vie terrestre. Le Paradis récompensera les vertueux, et l’Enfer châtiera les mauvais.
Le but du Coran est de faire connaître Dieu aux hommes, et de leur indiquer ce que Dieu veut d’eux, volonté qui matérialise « le droit chemin » (as-sirât al-mustaqîm). Il veut les conduire vers une vie plus droite, plus juste, une vie vécue sur la Terre et en profitant des bienfaits terrestres, mais, parallèlement, vécue avec et devant Dieu.
Par rapport au pacte primordial que les hommes ont fait avec Dieu, le but du Coran est de proposer aux hommes la voie de la « réussite » à l' »épreuve » des conflits moraux que la vie sur terre fait nécessairement naître entre les exigences du cœur et les désirs de l’instinct.
Cette voie et ce chemin, le Coran ne les présente pas de façon irrationnelle ou arbitraire. Il fait tout au contraire appel à la conscience humaine, et se présente comme « une lumière » venant confirmer, préserver et orienter « une autre lumière », la conscience du bien et du mal qui se trouve dans le cœur de chaque homme. Le Coran demande aux hommes de réfléchir, de méditer sur ses enseignements et ses règlements, sur le monde qui les entoure, sur l’histoire des hommes sur Terre.
Le contenu du Coran peut être classé en 6 grands groupes thématiques :
1) Le Coran nous fait connaître Dieu :
Son Unicité, Ses Noms, Ses Attributs, Ses Actes. Un seul exemple : « Informe Mes serviteurs que Je suis, Moi, le Pardonnant, le Miséricordieux ; et que Mon Châtiment est, lui, le châtiment douloureux » (Coran 15/49-50).
Le Coran n’a pas argumenté quant à l’Existence de Dieu, que les Arabes de l’époque avaient pour acquise.
2) Le Coran contient des descriptions d’éléments de la création, présentés comme des signes de la toute-puissance de Dieu, ainsi que Ses faveurs pour l’homme :
Celle-ci n’est pas marquée négativement, mais constitue au contraire un ensemble de « signes », dont l’agencement et les lois témoignent de la Présence d’un Créateur, d’un Législateur intelligent, et dont le fait de pouvoir profiter est un bienfait de la part de Dieu.
3) Le Coran rappelle certains événements liés à la vie de peuples passés, pour en tirer des leçons :
Ces récits témoignent quant à eux d’un sens de l’histoire des hommes et de l’existence d’un Dieu qui guide les hommes, les honore, et parfois anéantit ceux d’entre eux qui agissent mal. Ce sont aussi des signes.
4) Le Coran rappelle et décrit aussi cet autre monde auquel il invite le lecteur à croire, ce monde qui débute avec la mort de l’homme et où chacun sera rétribué pour ses actes terrestres :
Il décrit ainsi des scènes du Jugement. Il brosse des tableaux du Paradis tout en précisant que « nul ne sait ce qui [y] a été caché comme bonheur », laissant entendre que ce ne sont que des approches à l’égard de l’esprit des hommes, la réalité étant au-dessus de tout ce qui peut être imaginé. Il décrit les horreurs de l’Enfer.
5) Le Coran expose aux hommes la Voie que Dieu agrée pour eux pendant leur vie terrestre : des croyances, de la spiritualité et des règles juridiques :
Il s’agit de l’ensemble des prescriptions de la Voie révélée à Muhammad (sur lui soit la paix).
Il y a les croyances.
Il y a les actions destinées à faire naître, entretenir et augmenter le lien du cœur avec Dieu.
Et il y a des versets du Coran qui sont consacrés aux règles juridiques : il s’y trouve droit cultuel, matrimonial, familial, successoral, pénal, interétatique. le nombre de versets de ce genre fait l’objet de plusieurs évaluations, et ce eu égard au caractère plus ou moins explicitement législatif du verset : le fait est qu’il est parfois possible d’extraire une norme juridique de certains versets dont le contenu est relatif à un tout autre thème : ces versets seront-ils comptabilisés comme « législatifs », ou pas ? C’est ce qui explique que plusieurs avis existent entre les spécialistes quant au nombre de versets législatifs du Coran :
— 100 versets (ce qui nous donne environ 1,5% de la totalité du texte du Coran) ;
— 200 versets (soit 3% environ du texte) ;
— 500 versets (soit environ 8% de la totalité du texte du Coran) ;
— etc.
6) Le Coran, enfin, entreprend de débattre (argumenter et contre-argumenter) avec ceux qui ne croient pas en lui en tant que Parole de Dieu :
Avec les polythéistes. Avec les juifs. Avec les chrétiens. Et avec les hypocrites (hommes qui à l’époque du Prophète se déclaraient musulmans pour des raisons sociales, mais ne l’étaient pas au fond d’eux-mêmes).
Souleymane OUEDRAOGO : écrivain, Secrétaire adjoint aux affaires théologiques et culturelles du bureau provincial CERFI Yatenga
Inspiré d’un article de Cheikh Anas Lala
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Conférence régionale du CERFI dans les Cascades https://cerfi.bf/cerfi/2022/06/30/conference-regionale-du-cerfi-dans-les-cascades/ https://cerfi.bf/cerfi/2022/06/30/conference-regionale-du-cerfi-dans-les-cascades/#respond Thu, 30 Jun 2022 06:30:35 +0000 http://cerfi.bf/cerfi/?p=2005

Conférence régionale du CERFI dans les Cascades : « l’islam, ce n’est pas le nom, c’est la qualité », imam Mamadou DRABO

La Coordination régionale des Cascades du CERFI a organisé ce dimanche 26 juin 2022, une conférence publique sur le thème : « la contribution des musulmans à l’édification d’un Burkina tolérant, solidaire et prospère ». Cette conférence qui s’est tenue à Banfora dans la salle de conférence de la chambre régionale d’Industrie et de Commerce s’inscrit dans le cadre des conférences régionales initiées par le Bureau Exécutif Nationale du CERFI en vue de promouvoir l’engagement islamique et le vivre ensemble. La conférence a été placée sous le parrainage du Directeur Général de la SN-SOSUCO. Empêché, son discours d’ouverture a été prononcé par le Directeur des Ressources Humaines de la SN-SOSUCO. Dans son discours, il a indiqué que « la source de la faiblesse des êtres humains réside dans leur faiblesse spirituelle ». Laquelle faiblesse spirituelle pousse les hommes à poser des actes nuisibles à la société. Pour ce faire, « Le CERFI a décidé de réinvestir l’espace public afin de porter le message de paix, de cohésion, de fraternité et de solidarité, à un moment où nos concitoyens sont habités par le désespoir et diverses tentations malveillantes », a souligné Issaka SAWADOGO, Secrétaire Général National du CERFI, représentant le Président du Bureau Exécutif National. Pour lui, « notre cohésion, la paix et le vivre ensemble entre tous les composantes de notre pays ne sont pas négociables ». La Haut-Commissaire de la province de la Comoé, a, elle, salué les efforts du CERFI pour ses nombreuses initiatives en faveur de notre pays. Après cette brève cérémonie d’ouverture, place à la conférence, animée par imam Mamadou DRABO. Après avoir dépeint la situation difficile dans laquelle se trouve notre pays, qui est « la résultante de nos manquements communs », imam DRABO a proposé des solutions qui sont entre autres, revenir sincèrement à Dieu, mettre en pratique le meilleur comportement dans la société tel que enseigné par l’islam, la solidarité et la miséricorde entre les êtres humains. Il dira que « l’islam, ce n’est pas le nom, c’est la qualité ». La qualité de nos rapports avec Dieu et avec les hommes.  Il a appelé les musulmans à être de meilleurs exemples dans leurs environnements en termes de comportement et d’engagement pour le retour de la paix au Burkina Faso.

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